Read Sacra, Parfums d'Isenne et d'ailleurs - I - Aucun coeur inhumain by Léa Silhol Dorian Machecourt Online

sacra-parfums-d-isenne-et-d-ailleurs-i-aucun-coeur-inhumain

Sacra, Parfums d’Isenne et d’Ailleursopus I — Aucun Cœur Inhumain — Ex-stasis... L’extase... l’ivresse, le ravissement, l’intoxication d’un instant ou d’une ère... Encapsulée dans le rituel, la forme, et les parfums du monde... Dans les sens... dans l’encens... Au travers d’une boîte de palissandre que les écrivains se transmettent secrètement depuis des siècles ~ des callSacra, Parfums d’Isenne et d’Ailleursopus I — Aucun Cœur Inhumain — Ex-stasis... L’extase... l’ivresse, le ravissement, l’intoxication d’un instant ou d’une ère... Encapsulée dans le rituel, la forme, et les parfums du monde... Dans les sens... dans l’encens... Au travers d’une boîte de palissandre que les écrivains se transmettent secrètement depuis des siècles ~ des calligraphies du roi des Djinn, même sur un parchemin frauduleux, et de la dialectique des céramistes Satsuma dans le salon de Klimt ~ des bouquets de fleurs blanches envoyées par un père à sa fille, et des visages du Green Man dans des bois interdits ~ des voiles des navires qui filent vers le port, enflées par les chants des passagers, et de la voix de tous ceux que — aimés jadis — nous pensions avoir perdus pour toujours. D’un bout à l’autre des horizons et hors des cartes, sur le fil d’une errance rythmée du pas des voyageurs inlassables, et des esprits affamés de splendeur, les traces des mortels et immortels se doublent, se croisent, se frôlent… Au centre du compas, la cité légendaire d’Isenne, carrefour hybride entre l’Orient et l’Occident, hantée de fantômes, de rumeurs, de contes et de codes ; dépliant ses mystères autour du Labyrinthe des verriers. Marché gobelin où l’art et la démesure s’échangent, s’offrent, s’achètent et se perdent, entre les ombres vibrantes d’Irshem et les esquisses de Venise…Léa Silhol, architecte des univers croisés de Vertigen, Frontier et Isenne, scalde des astérismes et des carrefours, déclare solennellement que Sacra constitue, plus encore que les prismatiques Avant l’Hiver et Fo/véa, la rose des vents de sa Trame, et que le lecteur ne s’aventurera dans le dédale de Manta qu’à ses risques et périls. — Première séquence, en six nouvelles et deux novellas —...

Title : Sacra, Parfums d'Isenne et d'ailleurs - I - Aucun coeur inhumain
Author :
Rating :
ISBN : 9791094902035
Format Type : Paperback
Number of Pages : 300 Pages
Status : Available For Download
Last checked : 21 Minutes ago!

Sacra, Parfums d'Isenne et d'ailleurs - I - Aucun coeur inhumain Reviews

  • Léa Silhol
    2019-03-13 05:42

    Actuellement au travail sur... encens / fays / Nicnevin / Gandhara / Isenne (& Isenne et... encore Isenne, rituels & assassins Oneiroi / Green Man / rituels / bibliothèques obscures / mystérieux grimoires / gants gris à Hyde Park (9h du matin)/ Imrryr (with Michael Moorcock's blessing), Lord Byron / Oscuro family / Bantry (Eire) / Japan / London (2x) / Armenasht kingdom / & more & more & more. Rouge / noir / or / cuivre / vitraux / antimoine / soie / velours / émaux... Happy + happy + happy... Sacra... *enfin* !

  • Jackalex
    2019-03-02 02:17

    Régulièrement je me dis : tu devrais donner un ressenti de lecture sur les derniers livres lus. Et puis, une fois en ligne, je réalise que s'il y a un Silhol dans la pile, c'est le seul pour lequel j'ai véritablement envie de secouer ma paresse. Cette fois-ci : Sacra. Plus le temps passe, plus les recueils de Léa Silhol deviennent pernicieux, il me semble ! Les liens entre les textes se dévoilent à chaque pas, surlignés au fil d'or, mais formant une nasse implacable. Tout ceci aboutit à un sentiment de familiarité, et la suspension de l'incrédulité est totale. En quelques mesures, la symphonie nous embarque dans une version parallèle du monde qu'on a de plus en plus de mal à tenir pour une fiction. C'est particulièrement vrai ici, tant certains textes ne font que flirter avec les littératures de l'Imaginaire, reliés uniquement à ce genre par l'apparition d'un des éléments de la Trame (l'univers de l'autrice). Ces éléments ou visages connus, alors, provoquent un coup au coeur assez violent pour nous donner l'impression d'un réveil. Rencontrer à nouveau, ici, des visages que nous n'avions jusque là aperçus que dans les "Contes de la Tisseuse" est une incroyable surprise. La même sensation que de croiser, au détour d'une rue, un ami disparu depuis des décennies. Il y a au sommaire plusieurs textes déjà publiés, mais pour certains difficilement trouvables (le très onirique "Lithophanie", le splendide "Trois fois") mais aussi nombre d'inédits qui marquent un tournant très excitant vers le réalisme magique, et renforcent les liens entre la Trame et le "monde réel", comme l'enchanteur "Under the Ivy" (dont Kate Bush pourrait être fière, je crois, d'avoir fourni le titre !) qui se déroule en Angleterre au début du XXème siècle, et les *faramineuses* novellas "Gold" et "Magnificat". La première, qui nous fait voyager des ateliers de céramique du Japon aux salons des artistes viennois (en en particulier dans l'atelier de Klimt lui-même), en Italie et en Suisse, est un véritable coup de coeur, sans cesse redoublé. La seconde, "Magnificat", nous embarque de Prague à Venise, et introduit deux pans de "mythologie silholienne" dont on espère qu'ils vont se développer : les nephilim (hybrides d'hommes et d'anges) et les djinn. Les deux, chacun à leur façon, sont d'une splendeur presque aveuglante. La présence d'Isenne, version alternative et sublimée de Venise, s'orchestre pas à pas, presque comme un motif musical qui reviendrait, décliné sur tous les tons, parfois comme un simple coup d'archet de violon, de-ci, de-là, pour exploser ensuite en fabuleux solos au fur et à mesure que nous pénétrons toujours plus avant dans la cité des verriers. Difficile de ne pas tomber sous le charme vénéneux de ces élégants chacals, et de leur mystérieuse cité ! Pour finir, on notera le tribute (officiel) que Silhol rendit à Michael Moorcock et à son fameux Elric de Melniboné. Un bel univers, servi par un style, il faut bien l'avouer, nettement supérieur à celui de l'auteur original ;) Sacra pourrait n'avoir qu'un seul défaut : c'est un volume I (sur 2), et le bouquin est tellement addictif qu'on pourrait craindre de devoir attendre la suite, même si, dans le cas d'un recueil, c'est sensiblement moins grave que sur un roman. Mais le volume 2 doit sortir dans quelques jours. Et donc, au final... zéro fautes ! Sacra, annoncé il y a bien dix ans, s'est fait longtemps attendre. Si c'est cela qui nous vaut d'avoir deux volumes au lieu d'un, je crois que nous n'y avons rien perdu, au contraire !Les illustrations de Dorian Machecourt sont une tuerie, en parfaite harmonie avec l'ouvrage. J'attends à présent la version collector pour les découvrir en couleur, et rajouter un trésor de plus à ma bibliothèque. Je ne doute pas de murmurer, au moment de le placer sur l'étagère, "Magnificat... Magnifico !"

  • Nitchevo Squad
    2019-03-07 03:22

    Terriblement fier d'avoir travaillé sur ce livre !

  • Eilineva
    2019-02-23 04:35

    C'est avec regret mais aussi émerveillement que je ferme ce Livre.Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu un inédit de Dame Léa. Et j'en avais oublié les sentiments, les sensations, lorsque je me lance dans ses livres. D'ailleurs, on s'y lance, on y saute ou y tombe et nous voilà perdu et entraîné. bon gré mal gré. Je ne sais pourquoi mais j'ai toujours une montée d'adrénaline, le coeur qui bat aux tempes et les mains fébriles et tremblantes sur les pages. J'ai dévoré les nouvelles autant qu'elles m'ont dévorée.Un énorme coup de coeur pour Gold et Magnificat.Un livre qui nous fait voyager, qui nous fait rêver, plein de beauté, d'espoir. Un livre.... non encore une perle, une pépite, un trésor.

  • Juliette Dod
    2019-03-21 08:22

    Que dire de Sacra... Quand je veux faire découvrir l'univers de Léa Silhol à quelqu'un, c'est désormais vers Sacra que je me tourne, tant la richesse de ce recueil, et du suivant, est grande. Les textes sont à l'image de cette magnifique couverture de Dorian Machecourt, d'or et de lumière, d'exotisme, de quête, de rencontre et d'absolu. Ce qui se dégage de la poésie si particulière des mots de l'auteur est captivant et intoxicant. Entre Vertigen, Isenne et Frontier (pour les amateurs de l'univers), on est ici au coeur de la trame. Point d'entrée pour les profanes, et d'expansion pour les initiés.A découvrir.

  • Will
    2019-03-05 04:33

    Une fois de plus bluffé par les textes de Léa Silhol. Je ne vais pas cacher que je suis un adepte des divers romans et nouvelles de cette auteure. Et savoir toujours autant surprendre et satisfaire ses fans et un jeu dangereux en soit. Et une fois de plus, un pari réussi. Mais qu'en est-il des lecteurs qui n'ont jamais lu du Léa Silhol avant ? Je crois que là aussi le livre fait son effet ! Les nouvelles sont tout à fait compréhensibles et captivantes pour des nouveaux lecteurs qui ne connaissent pas l'univers de Léa Silhol. C'est quelque chose qui m'a toujours surpris avec cet auteur. Quasiment chaque livre peut-être lu indépendamment et présente donc une porte d'entrée dans son univers. Donc parfait pour un nouveau lectorat. Les lecteurs déjà "initiés" eux, y gagnent en plus de trouver au fil des textes, les pièces d'un puzzle plus grand. Chaque texte est lié aux autres. Indépendamment il demeure une pièce de rouage qui peut être belle en soit, mais mises ensemble elles donnent au lecteur/enquêteur une machinerie infernale.Cerise sur ce le gâteau ? Ce livre est tout simplement beau. La forme n’est pas gâchée au profit du fond. Les deux vont simplement de paire. Par les illustrations intérieures et de couverture qui donnent une atmosphère unique, jusqu’à l’écriture même des textes qui donnent à chacun un rythme et une ambiance différente.Bref, j’attends avec impatience Sacra II. Pour mon propre plaisir et pour celui de le glisser dans les mains (de plus en plus rares) de mes amis qui n’ont encore jamais lu les textes de Léa Silhol.

  • Sev Luz
    2019-02-25 09:41

    Mes premières lectures sont toujours très (trop) rapide pour apprécier correctement ce genre de textes. La langue utilisée par l'auteur mérite d'y accorder plus de temps. Pour autant, chaque histoire de ce recueil est un petit bijou se lit tout seul et l'ensemble m'a complètement piégée dans son irréalité. Une très très très belle lecture !

  • Psycheinhell
    2019-03-08 09:40

    Sacra, Parfums d’Isenne & d’Ailleurs… le titre à lui seul représente une irrésistible invitation au voyage, accroche d’âme renforcée encore par la beauté de la couverture créée par Dorian Machecourt. On embrasse sans résistance la tentation, avec un sourire de côté à Wilde, et on entre en cérémonie, via les volutes d’encens et un sommaire sous forme de symphonie olfactive, vers la considération du sacré sous tous ses aspects, des rituels hiératiques à la beauté naturelle, de l’art des hommes ou des immortels à l’amour divin…Première station, les pieds plantés en terre irlandaise, le regard tourné vers le Mystère des contrées féeriques… « À Travers la Fumée ». Piaffant d’exaspération devant les lâchetés d’un narrateur timoré et pestant contre sa pauvre appréhension des livres, cette lectrice s’élance vers le plaisir de retrouvailles longtemps guettées avec une figure d’écrivain — embrasse ses paroles et réflexions comme on signerait d’une adhésion féroce un manifeste artistique — effleure les pages du recueil imaginant sous ses doigts, par translation de bibliothèque, les premières traces d’Isenne la fabuleuse, reflet magique et magnifié de Venise…Isenne se rapproche dès la deuxième étape, « Lithophanie », en la personne de l’un de ses Artisans en mission — et il faut cela dans la balance, son profil sur la route marquant rituellement la direction de la Cité, le verre et les couleurs du vitrail auquel il œuvre, il faut cela pour peser contre les murs écrasants du château où le récit déroule son fil inexorable…A la troisième station, « Là où Changent les Formes »… le pas se fait ardent et dansant, entraîné par le vent et une ivresse de couleurs par-delà le seuil d’Isenne. Cela fait des années déjà que je fis ainsi, via le bel Emblèmes Rêves, ma première entrée dans la cité, touriste charmée et âme vite capturée par les puissances à l’œuvre au sein des castes d’Artisans, et la fascination reste neuve comme au premier jour. Et comme au premier jour, me voilà emboitant le pas d’une citoyenne revenue d’exil, explorant les rues, rouages et rituels locaux, la suivant jusqu’en ses rêves et ses rencontres avec une si réelle créature mythique — exquis périple où l’on flirte dangereusement, délicieusement, avec le sacrilège et l’obsession… Songeant crescendo que Sacra décidément n’a rien à envier, en termes de pouvoir des œuvres d’art, aux artefacts isenniens évoqués entre ses pages.Surprise, la foulée suivante sur cette « rose des vents » (comme l’appelle Léa Silhol) nous transporte, d’un clic de rouage articulé sur la thématique du rêve et de la réalité, vers la Melniboné de Moorcock, une nuit fiévreuse où l’on croirait palper l’esprit de la ville à travers la fumée des rituels mortuaires qui a envahi les rues. Une nuit lourde, et zébrée pourtant de telles fulgurances qu’on la dirait inoubliable…Mais la surprise de ce « Rêve en la Cité » n’est rien comparé à celle qui attend ensuite, et m’a laissée à genoux, fauchée par l’émotion et la splendeur de « Gold (Chant du filigrane de la fracture, sur la vague d’un Kintsugi) ». Tous ceux qui réclament à grands cris affamés la suite du roman Nigredo n’ont pas idée de ce qu’ils perdraient, s’ils passaient à côté de cette bouleversante rencontre — avec emphasis sur l’ampleur du bouleversement. « La voix de tous ceux que — aimés jadis — nous pensions avoir perdus pour toujours », dit la quatrième de couv’… et oui, si fait (oh YES…). Et lorsqu’en réponse s’élève à la rencontre de cette voix perdue, une autre pour dire un chant essentiel, et que les actes se conjuguent à l’image des âmes, dans un mouvement fracassant propre à restaurer le monde sur une plus juste trajectoire… là, dans le choc de cet immense coup de cœur, Sacra m’a embarquée sans retour, comme l’utopie de Frontier il y a des années. Nombre des voix recueillies dans Sacra s’en viennent questionner la réalité des hommes, de ceux qui justement ne questionnent pas les formes et limites du monde — comment ne pas les rejoindre, dans le refus farouche d’un monde où les actes sublimes évoqués dans « Gold » seraient mesurés à des aunes étriquées ? Il me semble que le dialogue intérieur initié avec les personnages de cette histoire ne prendra jamais fin, et tout ce qui autour de moi ne s’y rattache pas me semble présentement si falot, irréel.Aussi amoureusement que l’on se soit attardé là… Isenne attend, spirituelle et dangereuse, et ce serait faute de goût que manquer le rendez-vous avec ses Muses et ses Artisans — d’autant que le superbe « Trois Fois » nous entraîne plus avant vers le cœur labyrinthique de la Cité, dans le secret des forges et les mystères mis en œuvre là. Sur l’établi des créateurs, la forme dure des rites, des devoirs ancestraux, et la matière dont sont faits les gestes de rébellion ; dans la balance, l’équilibre d’Isenne, la perpétuation de son pouvoir…Et au terme de cette station solennelle passée dans l’ombre des ateliers et derrière les murs d’une chapelle… « Under the Ivy » nous embarque dans un élan vital et sauvage — pour une grande inspiration à l’air libre, une course extatique dans les bois, aiguillonnés de la voix par une héroïne qui célèbre son univers naturel, et raille celui des hommes, avec une musicalité de torrent clair (et un goût littéraire très sûr, ainsi que des affinités de caractère avec une certaine Antigone !) Une expérience vibrante et jouissive, ponctuée d’éclats de rire et tendue dans la célébration de la Beauté… On en redemanderait volontiers, d’une telle cavalcade !Sur cette lancée… « Magnificat ». Wow. Enfin les djinns entrent dans la danse, aux côtés des anges déchus, laissent apercevoir leur place dans la Trame du monde silholien. Encore une fois, terrible est la tentation de s’attarder dans les pages du récit, en faire rouler entre ses doigts les éclats coupants, et en son âme les résonances poétiques — mais comme une fumée qui monte aux cieux, Sacra spirale vers le sublime, le vertige de l’élévation, et l’on se laisse emporter, avec autant d’abandon qu’en embrassant la Chute à travers Fovéa. Déployé à l’apex, un chant que je défie tout amoureux de Vertigen d’entendre sans le recevoir en plein plexus.Et ainsi, osmose réussie, l’œuvre devient elle-même la cible, l’objet de son langage de l’extase — écrite qu’elle est dans un alphabet où le Ô fervent et le Yes ardent représentent des lettres essentielles.Il coule dans Sacra une lumière extraordinaire : celle des matins naissants, lorsque les veilleurs et les éveillés qui ont égrené chaque heure, chaque nuance de la nuit, aiguisés et ciselés par leur expérience de l’Ombre, et vivants comme jamais, renversent la tête vers le ciel pour mieux recevoir le chant d’aube du Phénix.